Vendredi 4 février 2011 5 04 /02 /Fév /2011 09:18
À l'avenir, le plus grand défi pour le système de santé mondial sera celui de ces maladies (les pathologies du stress)», a déclaré Heinz Schüpbach, directeur de l'école de psychologie appliquée à l'Université suisse du Nord-Ouest, lors du récent Forum économique mondial de Davos (Suisse).

 

Le "burn-out" professionnel

Étant donné que l'épuisement professionnel n'est pas une maladie «officielle», les statistiques exactes sont difficiles à établir, selon Toni Brühlamm, expert suisse de ce trouble psychologique, qui exerce à la clinique d'Hohenegg.

L'épuisement professionnel «devient de plus en plus fréquent. Je peux le constater par rapport aux patients que je vois et d'après ce que mes collègues me rapportent».



Effets délétères de la crise financière

Sujet majeur lors de cette 41e édition du "Wef" (Forum économique mondial), la crise financière a contribué à augmenter les niveaux de stress, avec des employés qui sont réticents à prendre des jours de récupération, même quand ils sont malades, de peur d'être licenciés.

«C'est un nouveau phénomène. Nous sommes passés de l'absentéisme au "présentéisme". Ils vont au travail même s'ils devraient rester à la maison parce qu'ils sont malades», a dit Heinz Schüpbach.

«Nous ne sommes jamais satisfaits de ce que nous faisons. Nous devons faire les choses plus vite et mieux

«L'économie influe trop sur la société. La performance, l'argent, tous ces facteurs ont pris trop d'importance. Il y a tout simplement trop d'insistance sur les profits, l'argent. Ce n'est simplement pas sain», a estimé de son côté Toni Brühlamm.

«Les délais doivent être tenus et l'endroit où vous effectuez votre travail n'a même plus d'importance. Avant, j'avais l'habitude de revenir à la maison à 17h et, si mon travail n'était pas fait, ce n'était pas un problème. Maintenant, on doit travailler 24 heures sur 24», a déploré H. Schüpbach.

 

Equipe MétéoStress

 

(Source : World Economic Forum, Davos 2011)

Par Meteostress
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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 14:38

L'entreprise 3M lance la Charte de "Zen attitude au travail", afin de créer un environnement de travail sain et stimulant pour chacun de ses salariés.
 

 

Cela consiste en plusieurs recommandations :


"1/ Ne pas sacrifier les pauses et les déjeuners
 2/ Savoir dire "Non" pour conserver des horaires de travail raisonnables.
 3/ Ne pas succomber aux facilités des nouvelles technologies de l'information et de la communication et savoir se déconnecter.
 4/ Savoir accepter le droit à l'erreur des autres.
 5/ Respecter les autres, notamment les subalternes ; les sollicitations le WE, le soir et durant les congés doivent relever de l'exceptionnel.
 6/ Plus encourager et reconnaître le travail accompli (...)".


Nombre d’entreprises croient, cependant, qu’il suffit d'éditer une charte et des règles de bases pour que celles-ci soient adoptées par tous… Mais les salariés ne sont pas des enfants et, même s’il est bon de rappeler les principes de base, certains craignent de la manipulation.


D’où l’intérêt d'effectuer un vrai diagnostic sur l’ensemble des salariés, afin d'obtenir une évaluation des risques fondée sur les réponses anonymes et globales de tous les participants.

L’analyse statistique de ces résultats - anonymes - permet de cartographier les risques et d’identifier les causes des risques psychosociaux et du stress chronique, ainsi que leurs conséquences sur la santé globale des salariés d’une entreprise.

 

C’est aussi une façon d’utiliser à bon escient les différents budgets, y compris celui de la formation pour que cette dernière corresponde réellement aux besoins exprimés.


Je vous invite à faire des commentaires…

Nicole Dutheil

Par Meteostress - Communauté : Restons Zen
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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 14:22

L'Observatoire des cadres CFDT s'est récemment penché sur les « effets secondaires » des TIC (technologies de l'information et de la communication) en entreprise.  Il en ressort que les cadres passeraient ainsi 15 à 20% de leur temps de travail à classer et à manipuler de l'information.

 

Ces technologies contribuent, selon certaines études, au développement, chez les cadres, d'un sentiment d'urgence en lien avec la notion de surcharge informationnelle à traiter, autrement nommée l' « infobésité ». En effet, les informations sont adressées via divers canaux, en grande quantité et à une vitesse croissante ; le problème pour le destinataire est ensuite de trouver le temps d'en prendre connaissance, de les traiter et de les classer d'une façon pertinente.

Le stress des cadres est accru par le fait que de plus en plus d'entre eux sont dotés, par leurs entreprises, de portables et de clés 3G les incitant à travailler n'importe où et à être quasiment joignables 24h/24, 7jr/7...

 

(Source : CFDT Cadres et "Miroir Social", 20/09/10) 

 

 

En écho, les chiffres du "Baromètre Stress CFE-CGC"

 

Selon le Baromètre CFE-CGC 2010, "86% des cadres interrogés déplorent que les outils de communication électroniques (ordinateurs, téléphones mobiles, blackberry...) réclament des temps de réponse toujours plus courts et 83% qu'ils accroissent le volume d'information à traiter, 82% qu'ils engendrent un nombre croissant de tâches à traiter en dehors des horaires ou du lieu de travail".

 

Nicole Dutheil

Fondatrice de Better Human Cie

(27/09/10)

Par Meteostress
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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 11:11

Dans quelle mesure, sommes-nous vraiment responsables de ce qui nous arrive ?

 

L'état providence ne peut plus nous protéger autant !

Il subit des revers de fortune au sens propre comme au figuré....Nos politiques sont quand même le reflet de notre manque d'intérêt pour la "politique" au sens noble du terme. Nous avons les politiques que nous méritons!!!

Cela devrait faire réfléchir ceux qui critiquent tout le temps et qui ne proposent pas grand-chose.

L'état n'est plus le distributeur généreux, les bras grand ouverts, acceuillant les déshérités du monde.

Il ressemble plus à un "Harpagon moderne", scrutant les moindres niches fiscales, y compris le développement durable, chargeant un peu plus la classe moyenne et son tissu économique, réduisant le remboursement de la sécurité sociale, augmentant les taxes de toutes sortes...

Quelques "pauvres" de profession tirent encore leur épingle du jeu, mais vous et moi, que peut-on faire?

 

Subir...Je n'aime pas ce terme, car il renvoie à la posture de "victime" du système que nous avons laissée mettre en place par notre incompétence à protester à chaque fois que quelque chose "dérapait", s'éloignait des engagements premiers...

 

Nous avons démissionné, nous sommes démissionnaires partout sur tous les tableaux : l'école et l'éducation de nos enfants, le travail et les plans sociaux, l'argent et la crise, la santé et la sécurité sociale...

 

Sommes nous à moitié morts?

Non, nous ne sommes pas morts et nous ne devons pas accepter l'inacceptable...

Nous sommes des humains à part entière, citoyens du monde. Ce monde qui fonctionne à plusieurs vitesses et dans lequel les forces sont en train de s'inverser. Nous sommes tous en marche vers des destinées différentes et il nous faut tirer le meilleur parti de nos capacités d'être humain.

Un être humain qui a la vie comme cadeau, en même temps que les imperfections du quotidien.

Cette vie qui nous habite, nous fait vibrer, nous rend heureux ou malheureux selon nos choix...

 

Notre 1er choix, et à la fois notre obligation, est de prendre soin de nous, de notre corps , de notre mental, de notre spiritualité, de tout ce qui fait notre humanité.

Notre corps, on l'habille, on le déshabille, on le "bodybuild", on surveille sa ligne, ses rides, son esthétique...Mais est-ce que dans le fond on le respecte? On le laisse dormir quand il en a besoin, on ne lui fait pas subir des régimes alimentaires, des activités physiques coachées dans des salles fermées, dans l'espoir de conserver un "jeunisme" qui tourne à l'obsession.

Notre mental, on ne lui fiche pas la paix, on le soumet au stress de la vie courante, celui du travail, des collaborateurs, des chefs, du patron, de la famille, des parents, des enfants et de l'environnement social, la mode, le niveau social...

Tout est de l'ordre de la contrainte, c'est bien la traduction du mot anglais "stress"...

Mais celle-ci ne peut être supportable que si elle est occasionnelle, limitée dans le temps et que l'on puisse mobiliser nos ressources pour faire face, mais elle ne peut l'être en continu...En tous les cas sans dangers de toutes sortes...

Physiques, mentaux (troubles psychologiques et dépression) et tout le reste qui procède de l'intimité de chacun!

 

Retrouvons le chemin du plaisir, de l'écoute de notre corps et de notre petite voix intérieure...C'est pour ça que la veille MétéoStress est importante, elle est là pour vous accompagner afin que vous puissiez devenir responsable de "vous-même"

et apporter votre pierre à l'édifice de la santé, de la famille, du nouveau monde du travail...Faites-vous confiance, vous pouvez changer les choses. Redonnez du temps au temps et à la réflexion, à la rencontre...


Prenez soin de vous!!!!

 

Nicole Dutheil

Fondatrice de Better Human Cie

24 septembre 2010

 

Par Meteostress - Communauté : Nouveautés en Santé
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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 10:18

On en parle beaucoup


Avec l’obligation légale faite aux entreprises de prévenir les risques psychosociaux, faisant ainsi planer un risque pénal sur le chef d’entreprise, fleurissent colloques, séminaires et congrès, cabinets de conseil et instituts pour lesquels la « souffrance au travail » est devenue un  « nouveau business ». Ce sujet est extrêmement complexe et doit être abordé avec de vrais professionnels diplômés ayant une compétence, une expérience et une éthique dans les domaines de la santé et de l’entreprise.

 

Mais de quoi parle-t-on ?


Les risques

Le risque est la prise en compte d'une exposition à un danger, un préjudice ou autre événement dommageable, inhérent à une situation ou une activité. Le risque est défini par la probabilité de survenue de cet événement et par l'ampleur de ses conséquences (aléas et enjeu). Il peut être appliqué à une personne, une population, des biens, l'environnement ou le milieu naturel. En 1921,  l'économiste américain Frank Knight a proposé une distinction qui fait référence entre le risque et l’incertitude : à un risque peuvent être assignées des probabilités mathématiques ,mais pas à une incertitude.

 

Psychosociaux

C’est l’alliance de l’interaction entre « le psychologique » qui touche la santé mentale de chaque individu et sa vie personnelle et « le social » qui touche son environnement complexe, en particulier au travail et donc le collectif dans une entreprise.

Le principal risque psychosocial est le stress chronique. Les autres risques sont : les violences externes (conflits, agressions …en particulier pour les métiers qui ont à faire face au public) les violences internes (de type harcèlement moral) et la souffrance au travail.

 

Le stress est bon pour la santé, c’est un moyen de défense de notre organisme, mais le « sur-stress » ou stress chronique a des conséquences  désastreuses. La définition du stress au travail est aujourd’hui bien codifiée[1] «Un état de stress survient lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et ses propres ressources pour y faire face»


Le stress est un tueur silencieux dans l’entreprise, un peu comme les termites, on ne le voit pas et puis un jour des pans de mur de la maison s’écroulent. Souvent même deux extrêmes  s’affrontent  dans l’entreprise: le déni de la part de ceux qui ne veulent voir, ou pensent que cela ne touche que les « sujets fragiles », et l’excès de la part de ceux qui ne font reposer les causes du stress que sur le manque de moyens, l’excès de procédures ou les objectifs trop élevés. La vérité, si tant est qu’elle existe, est entre les deux. L’important est que, sur ce sujet plus encore, il faut dialoguer et en parler.

 

La première étape est d’accepter d’en parler


Les entreprises qui réussissent sont celles qui dialoguent et qui acceptent de voir en face les problèmes pour les résoudre. Il doit exister un langage commun au sein de l’entreprise autour de la problématique du stress. C’est l’étape préalable, indispensable, qui permet à tous - direction, partenaires sociaux, médecine du travail - d’engager un dialogue constructif. La prise de conscience des risques est importante à tous les niveaux. Afin de relever les défis de la mutation, les managers doivent soigner leurs équipes et eux-mêmes. Bien traités, les cadres seront « bien-traitants ».

 

Certaines entreprises parlent même aujourd’hui de « performance globale », non seulement de la performance économique mais aussi de la performance environnementale et sociale. 10 entreprises du CAC 40 ont décidé en 2010 d’intégrer la performance sociale dans la rémunération variable de certains collaborateurs, elle n’étaient que deux en 2009 [2]. C’est un bon début.

 

La deuxième étape est de Mesurer


Nous en avons déjà parlé, car la mesure induit les comportements. Dans le rapport remis au Premier Ministre en février 2010[3], Henri Lachmann, PDG de Schneider écrit que « Mesurer les conditions de santé et sécurité au travail est une condition du développement du bien-être en entreprise. »

On pourrait même dire qu’en entreprise, tant que l’on ne les mesure pas, les « choses » n’existent pas. Mais tout se mesure-t-il ? Bien sûr que non ! Toutes les relations informelles, la convivialité entre collègues, les rumeurs positives, les idées qui circulent, font aussi la richesse de l’entreprise, alors qu’elles ne sont pas mesurées, injustement comme le dirait Joseph Stiglitz.

En revanche, lorsque l’on souhaite faire de la prévention efficace, c'est-à-dire modifier certains comportements à risque, il faut mesurer. Il n’y a pas de diagnostic sans mesure. Au XXème siècle, à l’époque où le travail était plus physique, la médecine du travail a mis 40 ans à organiser une prévention de la santé physique des salariés, par la mesure des accidents et des arrêts de travail. C’est de cette mesure et de son analyse que sont nées les grands principes de la protection : les gants, casques, lunettes, chaussures de sécurité, les bouchons dans les oreilles, la mise en condition physique, entre autres.

 

Aujourd’hui le travail est moins physique, il est plus psychologique et c’est la santé mentale que l’on doit préserver.

 

Mettre en place un baromètre du « Mieux vivre en entreprise», MétéoStress


Il est important et rassurant pour les chefs d’entreprise de savoir qu’il existe des outils scientifiques validés qui peuvent aider à faire un vrai diagnostic, partagé par tous, des risques psychosociaux. Il est alors plus simple et plus efficace de mettre en place des plans d’actions adaptés aux risques précisément identifiés, et non des recettes généralistes mal ciblées.

 

Pour cela nous avons conçu MétéoStress, une méthode en 5 étapes, accompagnée d’un outil Internet sécurisé, qui permet de faire un audit, mais aussi un suivi dynamique de la santé physique et mentale des salariés.

 

MétéoStress procure des conseils et des alertes pour les salariés et des indicateurs permettant de piloter le risque pour les dirigeants, les services de santé au travail et tous les préventeurs en charge de la santé, de l’hygiène et de la sécurité dans les entreprises. MétéoStress permet de mettre en place un véritable baromètre du « mieux vivre en entreprise », qui donne une vision du niveau de stress, des principales causes et conséquences de ce stress sur la santé des salariés, sans oublier de les questionner sur le sens de leur travail et sur leur motivation.

 

Concrètement, l’entreprise obtient de façon totalement anonyme une cartographie des facteurs de risque qui constitue un véritable diagnostic de l’état de santé des salariés dans l’entreprise. Le réel partage de ce diagnostic par tous les acteurs (CHSCT, DG, DRH, SST, préventeurs…) permet ensuite de mettre en place des plans d’actions individuels et collectifs vraiment efficaces.

 

Car, s’il était besoin de le rappeler, la santé des salariés fait la performance des entreprises.

 

Dr Florence BENICHOUX
Co-fondatrice de BETTER HUMAN Cie
Société éditrice de www.meteostress.com

Septembre 2010


[1] Selon l’Agence Européenne pour la Santé et la Sécurité au Travail reprise dans l’Accord National Interprofessionnel de 2008

[2] L’Expansion N°755 sept 2010 ; p 120 -122

[3] Rapport sur le bien-être et l’efficacité au travail. Lachmann Henri (Schneider Electric), Pénicaud Muriel (Danone) et Larose Christian (CGT, Vice-président du Conseil Economique et Social)

Par Meteostress
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